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mardi 6 juillet 2010

Sans fil Vidéotron: secouer la concurrence ou «apprendre» d'elle ?



Dans un article publié le 28 juin dernier sur Canoë Argent, Olivier Bourque prend le ton «publi-reportage» pour interroger Robert Dépatie, PDG de Videotron, au sujet de Illicoweb et des projets du cablôdistributeur qui se lancera très bientôt dans la téléphonie cellulaire. (l'article complet est ici)

Extrait:


Q: Mais ce sera une bataille de tous les instants, car il s'agit d'un marché (le sans fil) très concurrentiel... 
R: Oui, effectivement. Mais la concurrence nous aide beaucoup. Personnellement, mais aussi comme dirigeant, j'apprends beaucoup de mes concurrents.


Quelle drôle de question, quand on sait qu'il n'y a pratiquement que trois grand joueurs dans ce «marché très concurrentiel», trois joueurs qui se livrent une telle «bataille de tous les instants» que nous nous retrouvons à payer au Canada plus cher que presque partout ailleurs sur la planète. Marché concurrentiel ? Vraiment ?

Et que dire de la réponse !?

Pour ma part, quitte à gâcher un peu le ton très amical de l'entretien,  j'aurais commencé par demander à M. Dépatie, 

honnêtement, entre nous, que pensez-vous du fait (car c'est un fait) que les Québécois et Canadiens paient plus cher pour leurs services de téléphonie, leur accès Internet (avec transfert limité de données) et leurs canaux de télévision ? Comment expliquez-vous que le Français moyen, par exemple, pour 40$/mois (30euros/mois, voir les offres de Free.fr dont j'ai déjà parlé), peut jouir d'un accès Internet illimité ultra rapide (28MBs!) et sans limite de bande passante, de 250 postes de télé, de la téléphonie IP incluant tous les services (afficheur, répondeur, etc.) et appels interurbains sans frais vers 70 pays, avec en plus un enregistreur personnel HD muni d'un disque dur de 10Go inclus,  

alors que ces services ici aujourd'hui coûteraient au Québécois qui voudrait se les payer au moins 200$ par mois, soit cinq fois plus cher ?

What the fuck ?

Vidéotron arrive dans le marché du sans fil et ce que les payeurs de factures se demandent, M. Dépatie, c'est s'il va vraiment concurrencer ses adversaires ou «s'accoter» sur leurs structures de prix gonflés. 

That is the question.

Et si l'étrange réponse faite sur Canoë Argent (recopiée ci-dessus) satisfait les actionnaires de Vidéotron, elle ne rassure certainement pas les facturés-à-la-minute que nous sommes.

mercredi 24 février 2010

À propos des coûts de l'Internet/téléphone/télé-vision au Canada


(comparatif Canada/Japon trouvé au hasard sur le web en cherchant une image pour illustrer ce billet)


Au bas d'un article sur le site du magazine l'Actualité concernant les coûts élevés et le piètre débit de l'Internet au Canada, Paskal, un Français, réagit :

«Nous avons le même problème en France sur la téléphonie mobile (ce que vous appelez les cellulaires) : il existe 3 opérateurs qui ont été condamnés par la justice car ils s’entendent pour maintenir des prix haut. Nous payons 25€ (33$) pour 2h de communication vers n’importe quel mobile en france.

En revanche sur internet, c’était la même situation jusqu’à l’arrivée de Free, un fournisseur qui propose pour 30€ (40$CAN) : ADSL 28 mbits/s, plus de 150 chaines de télé gratuites, les appels illimités vers les fixes et une centaine de pays, du wifi, un routeur, un service de fax, un magnetoscope numérique, la possibilité de lire les fichiers de son ordi sur la TV, des jeux sur la TV, la possibilité de faire son emission TV et la diffuser, etc, etc…les 3 autres opérateurs ADSL ont maintenant alignés leurs tarifs et leurs services…Comme quoi la concurrence a du bon…

La bonne nouvelle pour nous, c’est que Free vient d’obtenir une licence pour faire de la téléphonie mobile, alors que tous ont cherché à lui mettre des bâtons dans les roues en faisant des recours juridiques, ou même en faisant jouer les relations avec le pouvoir politique afin de rendre le dossier non conforme, ce qui les à obliger à refaire un dossier et leur a fait perdre 6 mois…

Vive la concurrence!!!»


Bref: pour l'Internet haute vitesse deux fois et demi plus rapide que la haute vitesse «extrême» vendue ici par Videotron à 74,95$/mois PLUS service de téléphonie incluant appels interurbains sans frais, PLUS 150 postes de télévision PLUS un paquet d'autres bidules pratiques, il en coûte aux Français environ 40$CAN par mois.

Pour avoir droit ici aux mêmes services avec Videotron ou Bell, il en coûterait quoi? 200$ par mois?

Voyez ici le site de Free.fr.

Savez-vous d'où vient cette impression étrange que vous vous faites fourrer ?

Elle vient du fait que vous vous faites fourrer !

À quand un Free.ca ?

mardi 23 février 2010

Distributeurs Internet au Canada: leaders mon oeil !


L'an dernier les grands distributeurs d'accès Internet au Canada se sont payés une étude dont les conclusions «démontraient» que le Canada était un leader mondial en distribution d'accès Internet. C'était qu'on appelle une étude «sponsorisée», comme les études commandées par les compagnies de tabac qui finissent toujours par «révéler» que tout bien pesé, leurs cigarettes ne peuvent pas être considérées comme étant dommageables pour la santé.

Ce sont donc des études-bidon et elles ont sensiblement le même sérieux et la même crédibilité que les pubs de cigarettes des années 60.

Une autre étude qui vient tout juste de sortir, sérieuse cette fois, venant de l'université Harvard, vient corriger en tous points celle des distributeurs canadiens(Bell, Videotron, Rogers, etc.) dont les conclusions commanditées avaient été bêtement reprises par les gens du CRTC qui, trop heureux de voir d'aussi bonnes nouvelles passer, s'étaient eux aussi glorifiés du titre de leader mondial sans se questionner d'avantage.

Selon cette dernière étude, celle de Harvard, nos «leaders» canadiens arrivent en milieu de peloton pour la vitesse de connexion offerte, et 18ème sur 30 au niveau des prix pour ce type de connexion dans les pays développés. Loin, très loin du podium.

Mais là où ça dérape sérieusement, c'est au niveau des tarifs offerts pour les connexions de nouvelle génération (35Mo et plus), où le Canada arrive en 18ème position sur... 19 !

18ème sur 19. Avec des leaders comme ça, qui a besoin de losers ?

Ma connexion personnelle, qui à 10Mo/s n'est pas de nouvelle génération (35Mo/s) mais qui est tout de même qualifiée de «Haute Vitesse Extrême» par Vidéotron, me coûte 70$/mois + taxes pour une consommation limitée à 100Go par mois.

Après avoir fait le tour rapidement sur le web pour vérifier les prix payés ailleurs sur la planète, j'arrive grosso modo à une moyenne d'environ 30$ par mois pour le même service.

Les distributeurs canadiens semblent aussi parmi les seuls à foutre des limites de consommation à presque tous leurs forfaits, avec des frais ridiculement élevés lorsque la limite prévue est dépassée.


Avec des sites comme TOU.TV où l'on peut regarder en excellente définition presque toutes ses émissions favorites, ce sont des milliers de clients qui verront leur facture d'Internet exploser, allant même parfois jusqu'à doubler et tripler.


La vie est belle pour les distributeurs d'accès Internet (et c'est pareil pour la téléphonie cellulaire) au Canada, car le CRTC ne semble avoir ni l'envie, ni les moyens de les forcer à jouer le jeu de la concurrence.

jeudi 11 février 2010

Google est en feu ! Du Buzz vers la Wave, à l'Internet, à l'électricité !



Google Buzz en détail et en français:



J'ai depuis quelque temps mon compte Google Wave en version bêta que je teste avec quelques rares amis qui ont accès à Wave aussi, mais malgré les nouvelles fonctionnalités très pratiques proposées par Wave, l'adaptation reste un peu ardue, du fait surtout qu'on se sent pour l'instant très seul dans cette mer (ou ce désert?) de possibilités.

Ceci en partie parce qu'au Québec nous sommes parmi les derniers à découvrir Gmail, délais de traduction obligent, mais nous rejoignons lentement les 179 millions d'adeptes qui utilisent présentement (jan. 2010) Gmail comme principal outil de messagerie et de gestion du temps (avec les agendas).

Ainsi ce n'est plus à petits coups d'épaule mais bien à grands coups de pieds que Google bouscule Microsoft aujourd'hui avec Gmail et sa suite d'outils gratuits, qui se multiplient, se raffinent et se peaufinent devant nos yeux sans qu'il n'en coûte autre chose à l'utilisateur qu'une présence publicitaire raisonnablement discrète (programmable, ciblée, filtrée, etc.) dans la fenêtre.

Mais adaptation ardue pour Wave, disais-je donc, et je pensais dernièrement au fait que le saut de Gmail à Wave était malheureusement trop radical et condamnait probablement Wave à l'échec, ou du moins à une très (et trop) lente percée dans le marché des réseaux sociaux.

À moins d'un outil intermédiaire qui faciliterait la transition ! Et voici que Buzz arrive sans fanfare et s'intègre à Gmail en trois secondes. Ça a l'air très intéressant, ça ressemble à Wave sur plusieurs points, à Twitter aussi, je l'ai testé un peu mais encore une fois je n'ai que quatre contacts avec qui partager là-dessus pour l'instant. Restera à convaincre les Québécois de faire comme «tout le monde» et d'adopter Gmail comme service de messagerie plutôt que Hotmail (Live) et Outlook.

Quelle part de marché prendra Buzz ? Nous le saurons dans les prochains mois.

Google fournisseur d'accès Internet haute vitesse à 1 Go/s !




Ça, c'est pour moi un scoop qui sera difficilement battable cette année. Pour vous donner une idée, 1 Go par seconde, c'est à peu près cent fois la haute vitesse «extrême» qu'on connait aujourd'hui !

Google annonce qu'il livrera ce service  d'accès Internet par fibre optique dans quelques régions des USA dès cette année, on peut en déduire que cette vitesse deviendra dans peu de temps la nouvelle norme, tout dépendant de la vitesse à laquelle le réseau de fibre optique se développera.

Pour le web, ça change TOUT.

Pour le designer et le développeur qui doivent maintenant s'attendre à ce que la technologie explose de nouvelles possibilités, du fait que le poids des fichiers ne sera plus un obstacle à leur circulation.

Pour les loueurs de films, les entreposeurs de données, les collectionneurs, etc., ça change la donne complètement. La HD passera direct-drive, sur tous les écrans de la maison, avec une seule connexion. «Emprunter» un film en HD à son voisin sera l'affaire de quelques secondes de transfert.

Fini les sites lents et toute forme d'attente sur Internet: l'instantanéité en tout temps ou presque !

Le lourd poids des fichiers vidéo HD et leur pénible circulation sur la «bandwidth» sert présentement les producteurs et propriétaires de contenus qui peuvent mieux vendre leurs produits sur support Blue-Ray ou DVD. Une circulation à 1 Go par seconde signifiera probablement la mort pour les petits supports (DVD, Blue-Ray) et leurs lecteurs, ou du moins la mort de leur consommation de masse.

Tout le contraire pour les disques durs qui s'empliront plus rapidement et dont la capacité, de même que les ventes, continueront de progresser.  Il faudra donc, pour les auteurs, producteurs et propriétaires de contenus, trouver de nouveaux moyens pour vendre leurs produits et en empêcher le traffic par piratage. Beau défi...

Google annonce aujourd'hui qu'elle commencera plus tard cette année à offrir son service dans des villes américaines qui auront été choisies parmi celles qui en auront fait la demande de façon originale et convaincante, si l'on se fie à leur communiqué:


«Google a précisé qu'il lançait aujourd'hui une enquête publique pour identifier les collectivités locales intéressées par l'expérience, qui restera ouverte jusqu'au 26 mars, et que les sites d'implantation seraient annoncés plus tard dans l'année.»

(voir l'article complet ici)

Identifier les collectivités locales intéressées ?! Y'a nous ! Y'a nous !!

On n'est pas aux USA mais les Américains sont pas forts en géo, on peut s'essayer, hey ho, we're North Maine! :)

Voici la lettre que je traduirai et enverrai à Google pour proposer la candidature de Québec en tant que localité intéressée:

Cher Google,

Nous somme ici à Québec City dans une ville de fonctionnaires où la concurrence est parfois une chose presque abstraite, avec un gouvernement empêtré dans des scandales de corruption qui cherche par tous les moyens à facturer davantage ses contribuables pour couvrir ses frais et ses amis, avec une facture d'électricité (Hydro Québec, société d'état sans concurrent) qui augmente trois fois par an depuis 3 ans, et nous avons deux grand fournisseurs d'accès Internet (Bell et Videotron) et leurs sous-traitants (Oricom, Mediom, Méga-Quebec, etc.), qui limitent la consommation de bande passante dans leurs forfaits populaires à 30 Go par mois, avec consommation excédentaire facturée de 8,95$ par Go(!!!).

Vous comprendrez qu'avec un service qui permet la consommation d'un Go par seconde, ça nous coûterait la peau des fesses de consommer via ces fournisseurs !

Vous aurez compris aussi qu'avec seulement deux grands joueurs qui s'entendent beaucoup trop bien, nous n'avons pas au Québec de vraie concurrence au niveau des fournisseurs d'accès Internet, c'est pourquoi je vous supplie de faire de Québec la première ville au Canada desservie par Google pour l'accès Internet, de manière à ramener les prix payés ici plus près de ceux qu'on paie aux USA et ailleurs dans le monde, et permettre aux Québécois de respirer un peu au moins à ce niveau.

Signé:
Plusieurs milliers de citoyens de Québec

DL/Quebec City


On va finir par faire tellement pitié que je peux pas croire, quelqu'un va nous remarquer... :-|

Sometimes I d' rather, 
Be a North Mainer...


Google vendeur d'électricité !

Comme si ça ne suffisait pas, Google a aussi fait savoir qu'elle avait déposé auprès des autorités américaines le mois dernier un dossier pour devenir marchand d'électricité. Emmenez-en des projets !

Google pourrait-il un jour devenir concurrent d'Hydro ? Je vois pas encore bien comment ça se ferait, mais ça sonne bien à mon oreille...

vendredi 1 janvier 2010

Ça démarre sur les caps de roues !




Voici donc 2010. C'est là qu'on est rendus. Je tenterai d'être plus assidu à l'écriture de ce blogue au cours de la prochaine année, on verra bien ce que ça donnera. À ceux qui se questionneraient sur ma motivation à entretenir ce blogue, je dirais que j'écris par plaisir, question souvent de faire du ménage dans mes idées et de clarifier mon point de vue sur un sujet donné. Je me dis aussi qu'il sera intéressant de lire ici dans quelques années, avec du recul, mes élans sur les sujets qui me touchaient au moment où j'en ai traité. Et puisque les écrits restes, écrivons !

Vous êtes quelques uns à me lire, vous m'en parlez parfois, et ce serait bien que vous commentiez aussi à l'occasion ! Ceci dit, sentez-vous bien à l'aise... ;-)


Parlons pub...

Je lisais dernièrement un chroniqueur spécialisé qui tentait de prédire les tendances en publicité et marketing pour la prochaine décennie,  «les années 10», et j'ai retenu une prédiction avec laquelle je suis en accord, à savoir qu'au cours des prochaines années, les consommateurs étant de plus en plus renseignés et de moins en moins naïfs, les grandes compagnies et les agences de publicité qui les représentent seront plus souvent sincères et moins tentés de passer de la bullshit dans leurs messages.

C'est une prédiction optimiste (les miennes le sont presque toujours), et bien entendu rien n'est acquis.

À preuve cette annonce télé de Ford qui circule depuis quelques semaines et qui fait défiler des personnages de tous les domaines de la société: une étudiante, un travailleur, un professionnel, etc., chacun y allant de son petit bout de phrase, parfois juste un mot ou deux, pour faire au final 30 secondes de blabla du genre «parce que pour moi.. et pour Ford.. la sécurité.. l'environnement.. c'est important..».

Puis vers la fin du message, ce morceau de bullshit et un beau, récité sans rire par une jolie comédienne:

«Je ne conduirais pas autre chose qu'une Ford.»


J'étais avec mon chum Chab (prononcez «tchum tchab») à regarder le hockey quand j'ai vu cette pub la dernière fois et nous avons eu une discussion sur la bullshit en publicité. Son point de vue était que bof, c'est de la publicité, c'est con mais on s'attend à de la bullshit de toute façon.

Le mien, c'est que l'agence de pub qui a pondu ce spot, de même que les gens chez Ford qui l'ont approuvé, n'ont pas compris ou remarqué qu'il y avait eu une évolution depuis les années 70 sur la façon de passer les messages en publicité.

Mon point de vue, c'est qu'il faut le faire savoir quand on constate que les publicitaires nous prennent pour des caves, ne serait-ce que pour les pousser à faire mieux la prochaine fois.

«Je ne conduirais pas autre chose qu'une Ford», dans le contexte présenté, est une déclaration insensée. La fille qui lance ça au cours d'un souper entre amis, par exemple, va gêner tout le monde. Tout le monde la prendra pour une dinde et tout le monde aura raison. Va prendre une marche, fille, va. Parle avec des gens intelligents, demande-leur conseil. Regarde moins la télé. Essaie une Toyota, une Nissan, une Porsche, une Audi, mais ne dis plus jamais ça.

Le gars (l'ignorance automobile n'étant pas exclusive aux femmes) qui lance une énormité pareille à son garagiste pourrait tout aussi bien lui dire «je ne connais rien de rien à rien aux voitures, facturez-moi en conséquence». Parce que c'est ce qui arrivera.

Ce type d'annonce où on tente de passer le message en alignant des éloges ridicules et insensées qu'on met dans la bouche de gens «ordinaires», filmés en studio, maquillés, dirigés, est du type de recette bullshit (comme le comédien peu connu mais tout de même assez pour qu'on sache qu'il en est un à qui on donne un sarrau blanc et une boîte de pilules et qui vous dit «en tant que médecin, je vous le recommande») qu'on devrait graduellement voir disparaître au cours des prochaines années.

Au profit de messages plus honnêtes et crédibles. Hopefully.

«Notre produit fait ceci et cela mieux que la plupart de nos concurrents, et 90% des utilisateurs qui l'ont commenté sur Internet (via les reviews) se disent 100% satisfait de ses performances.»


Les REVIEWS

En 2005 j'ai acheté une caméra Olympus FE-170 de 6 mégapixels très particulière. Elle fait des photos floues. Assez floues pour que cette caméra soit pour moi inutilisable, mais pas assez, du point de vue de Future Shop, pour qu'on me la rembourse ou me l'échange. Après quelques semaines de frustration à frotter la lentille et à essayer tous les réglages possibles pour tenter de corriger le problème, je me suis dit tiens, je vais aller voir ce que les autres propriétaires de cette caméra en disent sur le web. Et là j'ai compris le principe et l'utilité des «reviews». J'ai constaté en lisant les commentaires des utilisateurs de cette caméra que TOUS en étaient insatisfaits. Personne n'a réussi à en tirer autre chose que des photos floues.

J'ai donc mis Olympus sur ma black list et depuis je n'achète pratiquement plus rien sans consulter les reviews au préalable.

La consultation des reviews, habitude déjà bien ancrée aux USA, fera de plus en plus partie du processus d'achat des consommateurs de produits et services de toutes sortes et cela se reflètera d'une façon ou d'une autre dans les campagnes publicitaires futures des grandes compagnies.

Vous voulez savoir si la Ford Focus 2008 est fiable ? La jeune comédienne payée par Ford qui vous jure qu'elle ne conduirait pas autre chose ne vous a pas convaincu ? Une simple recherche sur Google avec les mots «ford focus 2008 reviews» et vous aurez l'avis de dizaines, voire de centaines de propriétaires qui se prononcent sur les qualités et défauts de cette voiture, de même que des guides de consommateurs, etc.

Une petite demi-heure de lecture sur le web et vous connaîtrez tous les points faibles et points forts de ce modèle.

Il reste au modèle «reviews» la tâche de s'imposer en un site de référence, genre «reviews.com» que chacun penserait spontanément à consulter avant de faire l'achat d'un produit.

Plusieurs croient que Twitter et Facebook, maintenant que leurs entrées sont indexées par Google, pourraient bientôt devenir des joueurs importants dans la transmission d'information sur la qualité des produits et services, pour peu qu'une quantité significative d'utilisateurs prennent l'habitude de critiquer les produits qu'ils consomment sur leurs comptes. Une nouvelle façon de faire des «reviews», en quelque sorte, et le modèle de site web qui s'imposerait serait sans doute celui qui saurait le mieux en faire la compilation.

À ceux qui cherchent encore une utilité à Twitter, celle-ci pourrait en être une bonne.