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mercredi 7 avril 2010
Les manifs, kossa donne ?
Une grosse manifestation contre le budget Bachand s'organise pour ce dimanche à Québec. Le FM93* tente de mobiliser un max de gens qui iront manifester leur indignation face au dernier budget et à la façon de dépenser de ce gouvernement.
Rappelons qu'il y a moins de 18 mois de ça Charest et les libéraux promettaient de dégraisser et de «ré-ingénier» l'état de si belle façon qu'ils allaient épargner aux Québécois assez de fric pour à la fois améliorer le système de santé, retrouver l'équilibre budgétaire et même baisser les impôts ! Ces promesses impliquaient l'abandon de tellement de mauvaises habitudes (et probablement aussi de mauvaises amitiés) qu'ils n'ont même pas tenté de les tenir.
Boaf.
Il s'en sont tenus à la recette habituelle: trois ans de voyages, de partys et de gestion à la petite semaine, sans vision aucune, avec les mêmes dépenses insensées, puis un an à faire croire que «d'une certaine façon» on a tenu «certaines» de nos promesses, «dans la mesure où c'était possible» de le faire, étant donné les «conditions difficiles», bla bla bla...
Crédible et fiable comme le polytoxicomane/alcoolique/joueur compulsif qui demande du fric et les clés du char en promettant que cette fois il s'en va VRAIMENT acheter du lait, des légumes et de la viande pour ses enfants,
le parti libéral a fêté son élection au champagne avant de lancer quelques miettes aux enfants puis de se ruer vers son pusher habituel, au casino, d'où il n'est pas encore ressorti.
C'est une image.
Bref, la grogne qu'on ressent depuis des mois commence à s'organiser.
Les groupes Facebook en faveur de cette manif se multiplient et il est toujours amusant de lire les commentaires sur les babillards de ces pages improvisées.
Mike Tremblay du blogue Le Stupidarium par exemple est de ceux (rares) qui disent «ça donne rien, même que je suis contre», suivi d'un lien vers son blogue où il détaille son point de vue avec lequel évidemment je ne suis pas d'accord.
En gros il dit:
oui, le gouvernement a mal géré, mais ce sont les Québécois qui vivent au dessus de leurs moyens avec en plus des services moins chers que partout ailleurs (sic) et qui ne se sont pas rendus voter en assez grand nombre en décembre 2008 qui sont responsables de la sévérité de ce budget.
Non seulement il ne sera pas de la manif, mais il est contre cet évènement.
Ouch !
Les manifs, ça donne a' rien ?
Je ne crois pas. Ma réponse à Mike du «Stupidarium»:
Tu dis «Tout est moins cher au Québec qu'ailleurs au pays» et j'ai bien failli arrêter de te lire drette-là tellement cette affirmation est ridicule. Mais bon, vu le titre de ton blogue, je me dis que c'est peut-être un genre d'humour décalé, ou alors tu écris des gros préjugés exprès pour te faire corriger avec des données précises, ce qui est moins fatiguant que d'étayer ces affirmations toi-même. Too bad, je manque de temps aussi pour ça.
Je t'explique quand même pourquoi je serai de cette manifestation.
Le PLQ en 2003 comme en 2008 promettait un «dégraissage» et une ré-ingénierie de l'état. RIEN ou si peu n'a été fait en ce sens. Le moindre coup d'oeil aux dépenses du gouvernement suffit pourtant pour constater un énorme problème: ce n'est pas l'ensemble des Québécois qui vit au dessus de ses moyens, c'est leur gouvernement !
Ces dernières semaines Gilles Parent et Sylvain Bouchard ont soulevé assez de dépenses indécentes et ridicules pour scandaliser même les plus blasés et blindés d'entre nous.
Ce gouvernement ne devrait pas pouvoir dire par devant qu'il manque cruellement d'argent, pour ensuite par derrière se torcher avec des liasses de fric. C'est pourtant bien ce qu'il fait.
À propos du faible taux de participation aux dernières élections provinciales: en décembre 2008 les choses allaient relativement bien, du moins beaucoup mieux qu'aujourd'hui, et le maigre choix qui était proposé aux urnes, toujours le même bien entendu, pouvait inciter à rester chez soi.
Et même si TOUT LE MONDE de plus de 18 ans s'était rendu voter ce jour-là, où en serions-nous aujourd'hui dis-moi ? Les sondages donnaient les Libéraux nettement en avance, nous en serions donc au même point très exactement, avec un gouvernement libéral majoritaire.
C'est quoi l'affaire de penser que si tout le monde allait voter les choses iraient tellement mieux ? Explique-moi je comprends pas. Ou mieux: renseigne-toi à propos du taux de participation nécessaire pour obtenir une représentativité valable. Ce taux était largement atteint en 2008.
Ce que je retiens de cette élection, c'est que de mémoire d'homme (j'ai 43 ans), je n'ai jamais vu des politiciens, Charest en tête, mentir de façon aussi flagrante et délibérée, faire des promesses aussi ridicules et désespérées qu'ils savaient impossibles à tenir.
C'est précisément ÇA qui est scandaleux.
Le message à passer doit être à l'effet que nous SAVONS qu'ils nous MENTENT et nous ne l'acceptons pas. Nous savons aussi maintenant qu'en début de mandat ils se foutent complètement des sondages et de l'opinion publique dans l'ensemble, la preuve en est que les 80/85% de Québécois qui veulent une enquête publique sur la construction et le financement des partis n'ont pas réussi à convaincre Charest de cesser d'empêcher la tenue de cette enquête qui s'impose pourtant d'elle-même.
Pourquoi descendre dans la rue ? Parce que la grosse colère de quatre millions d'individus chacun dans leur salon est une aubaine pour le gouvernement. Il ne la voit pas, il ne la sent pas.
Par contre la colère de quelques milliers de personnes qui quittent leurs salons, leurs écrans, leurs quartiers pour se rendre au château sur la colline montrer en personne leur dégoût envers les comportements honteux de ceux qui y vivent et dépensent comme des princes en disant à tout le reste du monde de se serrer la ceinture,
cette colère-là sera vue par les provinces et pays voisins et sera drôlement plus gênante pour nos élus voyageurs qui se feront demander en France, aux USA et ailleurs, coudonc, ils vous reprochent quoi vos électeurs ? Corruption ? Incompétence ? Mensonges ? Ah bon !
Get it ?
S'il faut écrire sur 10 000 pancartes que NOUS SAVONS que nous sommes ESCROQUÉS par des MENTEURS et que nous voulons que ça CHANGE, ne serait-ce que pour faire un peu désordre dans les cocktails de ces «serviteurs du peuple», faisons-le et je parie que ça fera plus d'effets que de pleurer sur le fait que les gens ne sont pas assez nombreux à aller voter.
Faisons ça et dans les cocktails la semaine prochaine il y a de fortes chances que ceux de nos élus et haut-fonctionnaires qui exagèrent depuis toujours seront pointés du doigt par ceux qui n'exagèrent pas. Des hommes et femmes honnêtes n'accepteront pas d'être traités de (ou confondus avec des) menteurs et incompétents sans réagir. Quelques uns d'entre eux pour montrer qu'ils sont de la bonne équipe dénonceront des abus, y mettant peut-être même un terme, et d'autres malhonnêtes ou inconscients craignant d'être dénoncés dépenseront un peu moins, au moins pour un temps.
Autrement dit: ça ne peut pas être complètement inutile. C'est pourquoi je serai en ville dimanche, peu importe la météo, pour participer à ma première manif à vie, et j'espère que nous serons nombreux.
* Notez que l'exercice se veut populaire et non partisan et que personne ne sera identifié au FM93,3 qui invite d'ailleurs tous les autres médias à faire circuler l'info sur la tenue et le déroulement de cette manifestation.
mercredi 24 mars 2010
Cet homme peut être soupçonné du pire
À Pauline Marois qui lui demandait pour une trois centième fois en chambre hier de déclencher une commission d'enquête au plus sacrant vu l'état des choses au Québec,
Jean Charest a répondu sur un ton accusateur à peu près ceci :
«Et c'est ELLE, Madame Marois, qui demande ça, ELLE qui il y a pas plus tard que trois semaines monsieur le président disait qu'ELLE allait montrer son instinct de tueuse, bla bla bla monsieur le président, c'est ELLE monsieur le président, blabla..»
Incroyable. N'importe quoi.
Quelqu'un qui écoute ça distraitement et qui juge par les intonations pourrait croire que la joute verbale est à peu près égale, alors qu'en vérité Charest en est réduit à s'agripper à des kleenex mouillés pour éviter de faire ce que tout honnête homme dans sa position aurait fait depuis longtemps.
Je soupçonne Jean Charest du pire.
Encore trois ans de ce régime, sous ce type ? Impensable. Mais que peut-on faire ?
Arrêter de le nourrir pour qu'il s'en aille ailleurs ? L'empoisonner ? C'est pas une mouffette, c'est le chef du gouvernement élu ! J'ai moi-même voté pour lui ! (pas la dernière fois, où dépité je n'ai pas voté, mais l'autre avant)
Et il n'est quand même pas banal: c'est peut-être le pire chef du pire gouvernement de l'histoire du Québec, bien qu'il sera probablement historiquement reconnu comme un pleutre, au mieux comme un plouc de façade sans aucun pouvoir décisionnel, pantin en chef d'un parti fort (qui mériterait une grande enquête à lui tout seul) mais paniqué à l'idée de voir ses sales affaires étalées au grand jour.
Charest, Courchesne, Boulet, Tomassi, Bolduc: mauvais casting. Pour le bien du Québec des années 10, cette équipe de mauvais comédiens doit être sacrée aux vidanges et remplacée par n'importe quoi; des étudiants, des stagiaires, des singes savants, n'importe quoi en attendant de trouver mieux.
Ces ministres doivent tous être de bonnes personnes en privé (comme tout le monde), mais elles ne sont pas assez bonnes dans ce qu'elles font là où elles sont. Ça arrive. Et quand ça arrive il faut avoir l'intelligence et l'honnêteté de le reconnaître, se pousser et laisser sa place à plus compétent.
Un mauvais boulanger peut vivre et durer avec un nombre limité de clients, s'il est bien situé, s'il travaille fort. Il ne constitue pas une nuisance. Un mauvais ministre par contre nuit à beaucoup trop de gens. Il doit le réaliser et quitter au plus tôt.
Je propose le texte suivant aux ministres sus-nommés pour l'essentiel de leur lettre de démission:
«Je croyais avoir la force et le courage de faire ce travail honnêtement, de bonne foi pour le bien du peuple québécois, mais je me suis trompé(e) et je me retrouve à obéir à des consignes absurdes qui m'empêchent de prendre les décisions qui iraient dans les sens des intérêts du Québec, ce qui me donne l'air complètement déconnecté(e) de la réalité aux yeux des personnes qui m'ont élu(e) et qui espéraient mieux de moi. C'est pourquoi je démissionne.»
En attendant la démission ou l'expulsion, mesdames et messieurs les ministres, craignez les moments de lucidité: ils pourrait vous faire mourir de honte.
mercredi 27 janvier 2010
Plus étrange que les montagnes flottantes de Pandora: Charest se maintient dans les sondages
Comment est-ce possible ?
Pour les montagnes flottantes de Pandora, l'explication est ici. Pour Charest, j'ai pas trouvé.
J'y ai réfléchi, mais j'ai pas compris.
Récapitulons.
Il y a tout juste 14 mois, en novembre 2008, Jean Charest et Monique Jérôme-Forget nous parlaient avec bonheur de leur «sacoche» de 3 ou 4 milliards, de la bonne santé des finances du Québec, des prévisions optimistes et de leurs provisions qui allaient faire en sorte que le Québec se sortirait mieux que les autres de la récession.
C'était tout juste avant les élections, avant qu'on apprenne ce que les libéraux savaient déjà depuis un moment, c'est à dire que la Caisse de dépôt annoncerait des pertes de 40 milliards et que la«sacoche» de 3 milliards serait un maigre parapluie contre l'ouragan qui s'annonçait.
Mensonges mur à mur, «nous ne toucherons pas à la TVQ», mensonge encore, bientôt confirmé,
et les multiples révélations de corruption dans le financement des partis, particulièrement à Montréal, collusion entre entrepreneurs et fausses factures, partout, à la FTQ et dans l'ensemble de l'industrie de la construction, qui font en sorte que le Québec paie jusqu'à 40% plus cher pour ses grands chantiers. Des centaines de millions, peut-être des milliards de dollars, année après année, que s'échangent des petites cliques d'initiés: décideurs, promoteurs, grands constructeurs, vendeurs d'asphalte, syndicalistes professionnels, amateurs d'embarcations de plaisance et de cassage de gueules...
Grâce - entres autres mais surtout - aux journalistes de Radio-Canada et de La Presse qui ont déterré un paquet d'histoires en 2009, on a peut-être à portée de main l'explication du mystère des fameux «dépassements de coûts» qui semblent maintenant acceptés comme faisant partie du processus par plusieurs paliers de gouvernement, et peut-être aussi l'explication au fait que malgré qu'ils travaillent autant sinon plus que les autres (quoi qu'en pense Lucien Bouchard), les Québécois dans l'ensemble sont plus pauvres, plus taxés et pas nécessairement mieux servis que les autres.
Parlant de ça, j'aimerais qu'on m'explique, par le biais d'une enquête aussi, peut-être, pourquoi le Québec avec son territoire immense, ses ressources incroyables en eau potable, en mines, en forêts exploitables et en grandes rivières productrices d'hydro-électricité est-il un des états les plus pauvres et les plus taxés en Amérique du Nord ? Pourquoi avec autant de ressources disponibles doit-il être supporté financièrement par les autres provinces du pays pour arriver à payer ses dépenses courantes, son «épicerie»?
Profession: Facebook, MSN, blogues...
À peu près tout le monde à Québec connait au moins un ou une employé(e) du gouvernement qui ne fout rien d'autre au bureau que de cliquer mille fois par jour sur sa page Facebook. Ou chatter sur MSN Messenger du matin au soir. Ou donner son avis sur tous les blogues francophones. Ou tout ça à la fois.
Des gens qui souvent ne font rien de significatif dans toute la semaine, souvent déprimés et dévalorisés ils se tapent de temps à autre une dépression, ou un burn-out, qui les mènent à ne rien faire, mais à la maison. Toujours payés, bien entendu.
Michel Hébert du Journal de Québec dans ses chroniques écrites ou lors de sa participation hebdomadaire au Retour de Gilles Parent au FM93 aime raconter les trouvailles qu'il fait en fouillant dans les dépenses du gouvernement, du genre «sortie de groupe dans une auberge (grand luxe) pour apprendre à connaître ses collègues de travail: 5000$».
J'entendais aujourd'hui Hébert raconter à Parent les derniers excès qu'il avait constatés, parler de cette culture de non-rendement et de «tout m'est dû» qui mettrait n'importe quel Wal-Mart, McDonald ou Microsoft à la faillite en trois jours,
Hébert disait qu'il avait honte, et Parent lui répondait que lui aussi, il avait honte, de voir nos supposés leaders se conduire comme des pleutres, et les écoutant j'avais honte aussi, honte pour ma part d'avoir voté pour ces nuls en croyant au moins en partie ce qu'ils me disaient, et honte aussi que mon presque pays si riche en mines, en rivières et en forêts soit aussi pauvre en politiciens respectables.
Malgré les mensonges de la dernière année, malgré l'énorme trou dans la «sacoche» et cette lâcheté de plus en plus évidente, Charest se maintient dans les sondages.
Honte. C'est le mot.
À ceux qui ont répondu aux sondages dernièrement en affirmant qu'ils font encore confiance à Jean Charest pour diriger le Québec, je dis vous avez le premier ministre que vous méritez,
et c'est quand même dommage pour les autres.
Question de ne pas baisser complètement les bras, allez signer la pétition officielle pour exiger la tenue d'une enquête publique:
http://www.assnat.qc.ca/petition/SignerFr.aspx?idPetition=87
Note au sujet des extraits qui apparaissent en gros caractères:
Ces gros caractères que j'utilise pour les citations ou pour souligner des bouts importants servent à briser la monotonie d'un trop gros bloc de texte qui répulse les lecteurs de plus en plus friands d'images, d'action et de «design textuel». Ils ne visent pas à violer l'esprit de qui que ce soit par effet de surprise ou d'hypnose; seulement à garder l'intérêt du lecteur sur ce que j'ai à lui raconter.
Les moyens sont à notre disposition pour qu'on puisse modifier facilement la forme, la taille et la couleur des caractères qu'on publie, je dis servons-nous en un peu, graduellement, pour écrire des lettres, messages, blogues de plus en plus aérés et vivants de par leurs formes et leurs couleurs, comme une évolution des blocs de texte traditionnels en plantations de pattes de mouches noires sur fond blanc ou beige.
«Times are changin', there's way more options, thing is, don't abuse them ♫ ♪ ♫»
Pour les montagnes flottantes de Pandora, l'explication est ici. Pour Charest, j'ai pas trouvé.
J'y ai réfléchi, mais j'ai pas compris.
Récapitulons.
Il y a tout juste 14 mois, en novembre 2008, Jean Charest et Monique Jérôme-Forget nous parlaient avec bonheur de leur «sacoche» de 3 ou 4 milliards, de la bonne santé des finances du Québec, des prévisions optimistes et de leurs provisions qui allaient faire en sorte que le Québec se sortirait mieux que les autres de la récession.
C'était tout juste avant les élections, avant qu'on apprenne ce que les libéraux savaient déjà depuis un moment, c'est à dire que la Caisse de dépôt annoncerait des pertes de 40 milliards et que la«sacoche» de 3 milliards serait un maigre parapluie contre l'ouragan qui s'annonçait.
Mensonges mur à mur, «nous ne toucherons pas à la TVQ», mensonge encore, bientôt confirmé,
et les multiples révélations de corruption dans le financement des partis, particulièrement à Montréal, collusion entre entrepreneurs et fausses factures, partout, à la FTQ et dans l'ensemble de l'industrie de la construction, qui font en sorte que le Québec paie jusqu'à 40% plus cher pour ses grands chantiers. Des centaines de millions, peut-être des milliards de dollars, année après année, que s'échangent des petites cliques d'initiés: décideurs, promoteurs, grands constructeurs, vendeurs d'asphalte, syndicalistes professionnels, amateurs d'embarcations de plaisance et de cassage de gueules...
Grâce - entres autres mais surtout - aux journalistes de Radio-Canada et de La Presse qui ont déterré un paquet d'histoires en 2009, on a peut-être à portée de main l'explication du mystère des fameux «dépassements de coûts» qui semblent maintenant acceptés comme faisant partie du processus par plusieurs paliers de gouvernement, et peut-être aussi l'explication au fait que malgré qu'ils travaillent autant sinon plus que les autres (quoi qu'en pense Lucien Bouchard), les Québécois dans l'ensemble sont plus pauvres, plus taxés et pas nécessairement mieux servis que les autres.
Parlant de ça, j'aimerais qu'on m'explique, par le biais d'une enquête aussi, peut-être, pourquoi le Québec avec son territoire immense, ses ressources incroyables en eau potable, en mines, en forêts exploitables et en grandes rivières productrices d'hydro-électricité est-il un des états les plus pauvres et les plus taxés en Amérique du Nord ? Pourquoi avec autant de ressources disponibles doit-il être supporté financièrement par les autres provinces du pays pour arriver à payer ses dépenses courantes, son «épicerie»?
Peut-être une piste: le gouvernement québécois paie beaucoup de monde à ne rien faire. Le «BS» n'est que le plus visible et le moins bien payé d'entre eux.
Quand on parle de corruption du système, c'est de cette corruption là aussi dont on parle. Le système qui donne des salaires en échange de rien, c'est un système corrompu.
(à l'exception des salaires versés aux inaptes au travail, évidemment, ce qui déjà implique pas mal de monde)
Profession: Facebook, MSN, blogues...
À peu près tout le monde à Québec connait au moins un ou une employé(e) du gouvernement qui ne fout rien d'autre au bureau que de cliquer mille fois par jour sur sa page Facebook. Ou chatter sur MSN Messenger du matin au soir. Ou donner son avis sur tous les blogues francophones. Ou tout ça à la fois.
Des gens qui souvent ne font rien de significatif dans toute la semaine, souvent déprimés et dévalorisés ils se tapent de temps à autre une dépression, ou un burn-out, qui les mènent à ne rien faire, mais à la maison. Toujours payés, bien entendu.
Michel Hébert du Journal de Québec dans ses chroniques écrites ou lors de sa participation hebdomadaire au Retour de Gilles Parent au FM93 aime raconter les trouvailles qu'il fait en fouillant dans les dépenses du gouvernement, du genre «sortie de groupe dans une auberge (grand luxe) pour apprendre à connaître ses collègues de travail: 5000$».
J'entendais aujourd'hui Hébert raconter à Parent les derniers excès qu'il avait constatés, parler de cette culture de non-rendement et de «tout m'est dû» qui mettrait n'importe quel Wal-Mart, McDonald ou Microsoft à la faillite en trois jours,
Hébert disait qu'il avait honte, et Parent lui répondait que lui aussi, il avait honte, de voir nos supposés leaders se conduire comme des pleutres, et les écoutant j'avais honte aussi, honte pour ma part d'avoir voté pour ces nuls en croyant au moins en partie ce qu'ils me disaient, et honte aussi que mon presque pays si riche en mines, en rivières et en forêts soit aussi pauvre en politiciens respectables.
Plusieurs grands pilleurs du Québec sont sur le point d'être identifiés, mais ils bénéficient d'un répit, gracieuseté de Jean Charest qui refuse d'ordonner l'enquête publique qui les pointera du doigt.
Malgré les mensonges de la dernière année, malgré l'énorme trou dans la «sacoche» et cette lâcheté de plus en plus évidente, Charest se maintient dans les sondages.
Honte. C'est le mot.
À ceux qui ont répondu aux sondages dernièrement en affirmant qu'ils font encore confiance à Jean Charest pour diriger le Québec, je dis vous avez le premier ministre que vous méritez,
et c'est quand même dommage pour les autres.
Question de ne pas baisser complètement les bras, allez signer la pétition officielle pour exiger la tenue d'une enquête publique:
http://www.assnat.qc.ca/petition/SignerFr.aspx?idPetition=87
Note au sujet des extraits qui apparaissent en gros caractères:
Ces gros caractères que j'utilise pour les citations ou pour souligner des bouts importants servent à briser la monotonie d'un trop gros bloc de texte qui répulse les lecteurs de plus en plus friands d'images, d'action et de «design textuel». Ils ne visent pas à violer l'esprit de qui que ce soit par effet de surprise ou d'hypnose; seulement à garder l'intérêt du lecteur sur ce que j'ai à lui raconter.
Les moyens sont à notre disposition pour qu'on puisse modifier facilement la forme, la taille et la couleur des caractères qu'on publie, je dis servons-nous en un peu, graduellement, pour écrire des lettres, messages, blogues de plus en plus aérés et vivants de par leurs formes et leurs couleurs, comme une évolution des blocs de texte traditionnels en plantations de pattes de mouches noires sur fond blanc ou beige.
«Times are changin', there's way more options, thing is, don't abuse them ♫ ♪ ♫»
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